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La commissaire européenne à l'Emploi et aux Affaires sociales Marianne Thyssen s'inquiète des perspectives économique pour les jeunes générations qui pourraient vivre moins bien que leurs parents (archives).

KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ

(sda-ats)

Le risque que les jeunes générations vivent moins bien que leurs parents existe toujours, a mis en garde lundi la commissaire européenne Marianne Thyssen. La Commission européenne a présenté son rapport annuel sur l'évolution de l'emploi en Europe.

Dix ans après l'éclatement de la crise financière, la situation sur le marché européen de l'emploi est à nouveau plus positive. Le taux de chômage est au plus bas depuis décembre 2008 et le taux d'emploi n'a jamais été aussi haut.

"Nous sommes résolument engagés sur la voie de la création d'emplois et de croissance", a salué la commissaire européenne à l'Emploi et aux Affaires sociales Marianne Thyssen. "Toutefois, aujourd'hui, les jeunes et leurs enfants peuvent être moins bien lotis que leurs parents."

Le rapport montre que les jeunes profitent moins de l'amélioration constante du niveau de vie dans l'UE. Ils trouvent plus difficilement un emploi et doivent souvent se contenter de postes à temps partiel et de contrats temporaires.

"Double charge" pour les jeunes

En outre, le vieillissement de la population mettra ces jeunes face à une "double charge". Non seulement ils devront payer des cotisations de pension plus élevées, mais ils percevront aussi une pension plus basse par rapport à leur salaire. En effet, il y a actuellement encore quatre personnes en âge de travailler pour chaque pensionné, tandis qu'elles ne seront plus que deux pour un pensionné en 2060.

"Toutes ces difficultés ont des répercussions sur les décisions des jeunes ménages, y compris celles d'avoir des enfants et d'acheter une maison", poursuit Mme Thyssen. "Il peut en résulter des conséquences négatives sur les taux de fécondité et, dès lors, sur la viabilité des systèmes de pension et de la croissance."

Selon la commissaire européenne, il reste beaucoup de travail pour garantir le niveau de vie des prochaines générations. L'âge de la pension doit être adapté à l'espérance de vie, mais il faut aussi fournir plus d'efforts pour activer toutes les générations.

Malgré la croissance de l'emploi, 30% de la population européenne en âge de travailler n'est toujours pas active. Des politiques pour augmenter la fertilité et pour gérer de manière efficace la migration peuvent également être utiles, selon la Commission.

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ATS