Genève va mettre en place une instance indépendante chargée d'étudier les cas d'enfants placés de force, affirme le conseiller d'Etat Mauro Poggia dans un entretien au "Matin". Pour mémoire, le canton ne veut pas payer pour la faute des autres en alimentant le fonds national d'aide immédiate au pro rata de sa population.

"S'il s'avère que notre canton a failli à sa responsabilité, nous ferons encore mieux que la Confédération, mais de manière indépendante", explique le chef du Département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé. Le magistrat est interrogé sur le cas d'un frère et d'une soeur vivant à Genève et renvoyés en 1950, sur ordre du tuteur général genevois, dans le canton d'origine du père pour être placés dans un orphelinat où ils ont subi de mauvais traitements.

Le fonds national d'aide immédiate pour les enfants placés de force fonctionnera dès cet été. Fort de 7 à 8 millions de francs, il sera alimenté sur une base volontaire par les cantons, les villes, les communes ou par d'autres institutions et organisations ou donateurs privés. Genève avait indiqué envisager un financement en fonction du nombre d'enfants placés.

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